De Lolita à #Metoo: Déni de consentement et culture du harcèlement sexuel dans le milieu du travail. - letempsemploi.ch
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De Lolita à #Metoo: Déni de consentement et culture du harcèlement sexuel dans le milieu du travail.

Publié le 26/02/2024
De Lolita à #Metoo: Déni de consentement et culture du harcèlement sexuel dans le milieu du travail.
Il était une fois un papillon nommé Lolita…
Imaginez-vous un instant dans le corps d’un papillon avide de liberté, capturé avant même d’avoir pu déployer ses ailes, confiné dans l’espace restreint d’un bocal. Une lutte silencieuse s’engage. La scène se déroule à la vue de tous, des témoins silencieux assistent, observant sans se manifester. Par peur des représailles, par perversité ou par gêne, peu importe les raisons, le résultat est le même. La loi du silence prévaut, imposant de ne pas faire de vagues. Le papillon pris au piège, sous emprise, finira par se libérer grâce à une bourrasque nommée #Metoo. Comme ces nombreuses filles et femmes qui subissent des violences sexuelles, aussi dans le milieu du travail, sans oser en parler. Jusqu’au jour où…

Par Joëlle payom
Du roman au cinéma : comment le mythe s’est crée.

Combien de filles et de femmes ont vu leurs récits et leurs voix réprimés par une société qui les sexualise et les objectifie ? Comme ce papillon, elles sont supposément consentantes dans leur silence, qui dans beaucoup de situations est révélateur d’une emprise*. Un silence pourtant provoqué par la peur, par la pression, par la coercition**. Sans compter celles qui ont prononcé le “non », sans que leur décision soit respectée, voyant leur consentement bafoué ?
Lolita, personnage principal du roman de Vladimir Nabokov publié en 1955, porte le même nom que l’œuvre, qui a profondément marqué la culture populaire et le cinéma. Le récit, narré du point de vue d’Humbert Humbert, un homme d’âge mûr obsédé par Dolores Haze, une jeune fille de douze ans surnommée Lolita, a été adapté à plusieurs reprises au cinéma. Cela inclut les adaptations de Stanley Kubrick en 1962 et d’Adrian Lyne en 1997, ainsi que d’autres films influencés par ce mythe, comme « American Beauty » (1999) et « The Crush » (1993). 

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